Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 12:34

Par une belle matinée de mai, nous sommes donc partis vers le Pays Basque et ses gens bons , le but avoué number one étant de revoir, après une diète de 11 mois, notre mammouth.

 

Ah, le Pays Basque…. Pays des piments, des chipirons, de l’axoa, du fromage de brebis et de la confiture de cerises noires, du gâteau et du cidre, du miel et du vin d’irouleguy, …. Région de la force basque, de la pelote, du surf et du rugby…. Capitale des ttuns ttuns (hein, mais nan y’a là aucune allusion )… Sans oublier l’homme à la voix d’or, l’enfant de la Belle de Cadix et de Mexico, le grand et unique Luis Mariano.

 

Mais revenons à nos moutons ! Le Sergio vire costume et cravate et en-avant Simone, c’est lui qui pilote sur la route de Bordeaux, puis Dax, enfin Bayonne pour faire la fête avec les Bandas et rejoindre nos amis de Montpellier.

 

« Dites un mot basque à un montagnard dans la montagne ; avant ce mot, vous étiez à peine un homme pour lui ; vous voilà son frère ! » Cette phrase-là, Victor Hugo a dû l’écrire alors que n’existait pas encore le bar du Palais, au pied de la cathédrale Sainte Marie (ça se dit comment « accueil », en basque, déjà ?) ni le stade Jean Dauger. Je ne sais sur quels critères les aficionados de la Pena baïona ont été élus la saison dernière meilleur public de France, mais mis-à-part l’engouement pour supporter leur équipe fétiche…. Vois pas ! A chaque tentative de McHugh ponctuée par des « il va la rater, il va la rater », j’aurais bien tordu lepoa à certains. Ce mauvais esprit m’est resté sur l’ Urdaila.

 

Allez… on passera sur la belle résistance de Montpellier, point de bonus défensif à la clé quand même, mais une indiscipline coupable et récurrente… Rrrhhhaaaa !

 

Et pourtant, tout était réuni pour nous faire passer une superbe journée. Les amis présents, l’eau fraîche coulant à flots  (ah ! mais si, j’le jure !), un soleil se fichant de la couche d’ozone comme de l’interféromètre optique de Charles Fabry, des chants traditionnels et populaires déversés avec talent de la tribune « ciel et blanc »…..

 

Puis, un grésillement dans les haut-parleurs. Je pressens tout-à-coup, angoissée, qu’une catastrophe va m’être annoncée : mammouth sur le banc, mammouth légèrement blessé lors de l’échauffement, mammouth victime d'une insolation, que sais-je... Je me raidis, inspire à fond, tente d’avaler une gorgée d’eau alors que ma salive me reste coincée au fond de la gorge nouée et……. je reçois subitement  le message de la voix comme un uppercut à la pointe du menton : ……. Numéro 14, Olivier Sarraméa ! ……. Ooouuufff….. La voix continue à donner des noms, qu’importe, je n’entends plus rien. Les 2 équipes rentrent enfin sur la pelouse, un ange passe, si le temps veut bien se donner la peine de suspendre son vol… .

 

Fin du match, sprint vers les vestiaires afin d’apercevoir les héros, notre héros. Une voix amie me crie « mammouth, il est là, il est là ». Mézalors !!!! J’avais été amicalement prévenue que mammouth était exxxtrêmement sollicité sur tous les terrains de France et de Navarre, désormais du Labourd aussi, j’en suis témoin ! Je me demande si j’arriverai à approcher un tant soit peu le petit Génie, une seconde durant prête à renoncer. Ah mais NON ! La course-poursuite entre les sympathiques supporters est déjà lancée. Impossible de revenir en arrière… et difficile d’aller de l’avant : il n’y a plus aucune loi qui tient, plus de respect, plus de priorité à droite, plus d’immunité pour les personnes historiques de TMF et pour les femmes imprudemment munies d’une carte vermeil…. enfin presque…. L’heure est à la lutte sans pitié.

 

Si l’orgueil précède la chute, il ne sera pas dit alors qu’une Picarde ne tombera pas l’appareil photo à la main sur la terre basque. Je mitraille donc à tout va, en voici le modeste résultat.


Par TACO - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 15:32


A l’occasion du MHRC / Stade Français, le Montpellier Hérault Rugby Club rendait hommage à l’association "Un Maillot pour la Vie" parrainée par Olivier Sarraméa.

Cette association œuvre tous les jours pour rendre le sourire aux enfants hospitalisés. 

...avec, en supplément, les éminents commentaires des deux zoologistes de service...



Septième minute de jeu et une jolie touche pour Mammouth...





Dix minutes de jeu et l'instinct r'prend le dessus... Heureusement, El Pacificator est là...

 



25ème minute... Encore une belle touche, enfin c'est c'que tout l'monde croyait (y compris Mammouth...). C'était sans compter sur la cataracte bilatérale de l'arbitre de touche !






Et puis à la 34ème minute, l'impensable : un Hobbit fait une tentative de suicide en se jetant sous les roues du Mammouth express de 21h04...



Hééé !!! Poussez pas derrière !!!

 

 


Et enfin, pour les romantiques, un peu d'douceur dans ce monde de brutes...






Pour conclure, le commentaire "à chaud " d'Olivier Sarraméa : 
«Un peu déçu, c'est un match qu'on voulait gagner et qu'on aurait pu gagner. Si on le rejoue demain, ce n'est pas sûr qu'on le perde. Ce qu'il faut retenir, c'est l'état d'esprit de l'équipe. Continuer à travailler sur cette voie. On a pris parfois trop de risques. Mais il y avait des "roses" partout. Il fallait concrétiser. C'est encourageant pour la fin de la saison.»


Par ZOUB - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 08:09

Midi Olympique, 28.04.08

Les spectateurs du stade Yves du Manoir ont poussé vendredi soir, peu avant la mi-temps, un râle de plaisir majuscule. Peut-être le seul et unique au cours d'une rencontre parfois ennuyeuse, souvent triste. La faute essentiellement à un manque de maîtrise de la part des joueurs de Didier Nourault, mais certainement pas d'enthousiasme, à l'image d'Olivier Sarraméa.

On joue alors la 38ème minute. Julien Saubade récupère un ballon quelques mètres devant sa ligne d'essai et voit fondre sur lui une ombre gigantesque. A ce moment précis, probablement a-t-il songé fuir. Quitter le stade. Partir loin et ne jamais revenir. Biensûr, on exagère. On caricature. Mais quelques secondes plus tard, l'ailier de poche du Stade Français se retrouve enterré dans son en-but sous Olivier Sarraméa. Un bond en arrière de cinq mètres sous le poids et la vitesse du "Mammouth". Cette action n'est qu'un épiphénomène mais elle est symbolique du renouveau d'Olivier Sarraméa. "J'avais à coeur de jouer contre mes anciens partenaires, dit-il. C'est toujours un plaisir et un honneur d'affronter le champion de France." Et ça s'est vu. "Cela fait plusieurs match qu'Olivier nous donne satisfaction, analyse Didier Nourault. Et nous sommes très heureux car c'est un garçon à l'état d'esprit irréprochable."

Osmose

En début de saison, face à la concurrence, notamment celle de l'irlandais McHugh, Sarraméa n'a pas bronché. Souvent relégué dans les tribunes, il a travaillé, soigné ses pépins physiques. "J'avais le cartilage d'un genou complètement usé qui me faisait souffrir, raconte-t-il. En janvier, on m'a infiltré du gel. Et depuis, j'ai retrouvé une seconde jeunesse." A tel point que les dirigeants montpelliérains se trouvent aujourd'hui dans une situation délicate. Et pour cause. Il y a presque deux mois, Thierry Perez et Didier Nourault avaient rencontré leur arrière pour lui annoncer qu'aucune décision n'avait été prise quant à son avenir. Une façon comme une autre de lui dire qu'il fallait peut-être commencer à chercher un autre club. Evidemment, en fin de contrat, Olivier Sarraméa a dû se poser quelques questions. S'inquiéter de son avenir. Lui assure que non. "Aujourd'hui, ma tête et mon corps sont en osmose", dit-il avec le sourire. Ses dernières performances sont là pour témoigner. Conséquence : les doutes ont changé de camp. Et on imagine Thierry Perez et Didier Nourault bien embarrassés quant à la suite à donner au contrat de leur Mammouth.

A.B.


Par ZOUB - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
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