Partager l'article ! 80mn au four, thermostat 12...: Clermont, samedi 30 août, 14h30, soleil au zénith et 33° à l'ombre... Je n'ai pas vu ...
Clermont, samedi 30 août, 14h30, soleil au zénith et 33° à l'ombre...![]()
Je n'ai pas vu grand-chose de la première mi-temps étant donné qu'elle s'est déroulée exclusivement à l'autre bout du terrain dans le camp du MHRC, mais même de loin, on se doutait déjà un
peu de la fin du film...![]()
En deuxième mi-temps, les blanc et bleu semblent avoir retrouvé un peu de vigueur... peut-être un peu trop pour certains dont les gestes de "nervosité" ne vont rien apporter de bon. Mention
"spéciale" au festival Gorgodze (en-avant chaque fois qu'il a eu la balle, plongeon dans les rucks, et le bouquet final lorsqu'il se jette, épaule en avant, sur Joubert qui venait de
marquer un essai...
).
Score final 43 à 20, et une satisfaction typiquement TMFienne toutefois,à la 66ème minute l'essai en contre d'Olivier Sarraméa rentré en jeu 12 minutes après la mi-temps.

S'il n'y a pas de photo d'après-match, c'est que Sa Majesté n'a pas daigné montrer le bout de sa crinière et honorer ses supporters de son auguste
présence... Ceux-ci l'ont attendu plus d'une heure en plein cagnard, vu la totalité de l'équipe sortir un à un, et même discuté un peu avec le chauffeur du bus... mais la
patience présidentielle a des limites (.........sssi), et j'ai décidé de regagner la fraîcheur de mes pénates
sans l'avoir vu !
Dont acte.
Olivier Sarramea Olivier Sarramea Olivier Sarramea Olivier Sarramea Olivier Sarramea
Mammouth Mammouth Mammouth Mammouth Mammouth
L’analyse du Midi Libre sur www.midilibre.com
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Le MHRC chute à Clermont-Ferrand, sous une chaleur caniculaire
Mais comment résister ? Comment résister à une équipe de Clermont, revancharde après son premier faux pas à Toulon, évoluant dans son chaudron du stade Michelin, sous une canicule infernale ? Comment se mettre en travers d'une équipe poussée par 13 000 supporters, encore révoltés par la défaite de leur ASM en finale l'an passé, et qui s'avouaient capables de transformer en pneu rechapé le moindre joueur indigne de porter le maillot jaune ? Eh oui, comment résister à ça ?
Hier, Montpellier n'a pas trouvé la réponse. Enfin pas tout à fait. Emportés par la houle, cuisinés dans tous les secteurs, cuits à feu vif, les hommes de Didier Nourault ont finalement essayé, tout au long de la partie, de limiter les dégâts. Ils ont même frôlé si ce n'est l'exploit d'une victoire, tout du moins le bonheur d'un bonus défensif. A 29-20 à un petit quart d'heure de la fin, tout était encore possible. Las, une énième erreur de discipline (en fait une véritable « faute à la con », dira Thierry Pérez, le président) anéantira les espoirs des Héraultais.
Ah, l'indiscipline... Car hier, c'est finalement ce fléau, cette maudite maladie chronique qui est revenue dans les rangs montpelliérains, que l'on croyait vaccinés. « La volonté des joueurs de bien faire est évidente, râlera Didier Nourault. Mais on fait encore trop de fautes. Et, face à une équipe de ce calibre, on se met obligatoirement en péril ».
Un péril qui prenait d'entrée les allures d'une petite mort annoncée au vu d'une première mi-temps qui vit les Auvergnats se balader dans des lignes héraultaises un poil amorphes. Et, au vu des hommes qui restaient encore à l'ombre, sur le banc clermontois, on se disait que le pire n'était pas encore arrivé.
Il allait venir, après que Montpellier eut réagi enfin, superbement, par du jeu, par de l'envie et des jambes, pas encore assouvies. Comme celles qui amenaient l'essai de Mirande, puis celui de Sarraméa. Mais Nalaga, puis Joubert et enfin James enfonçaient doucement le clou pour faire grimper le score. Lourd, très lourd, le score. Comme l'ambiance qui plombait les vestiaires montpelliérains.
« Notre défense est en cause, grogne Julien Tomas, rentré en cours de match. On pèche là-dessus. Avec dix-huit ou dix-neuf plaquages loupés, comment tu veux gagner un match contre Clermont. Face à eux, tu prends la marée. Surtout quand tu prends autant de pénalités et deux cartons jaunes. » C'est sûr que, vu comme ça, l'obstacle ASM était plus qu'impossible à passer. Au moins sans dégâts. Car en face, c'est bien le "monstre" de l'an passé que l'on a vu renaître. Pas encore bien au point, certes, mais déjà si dangereux, déjà si complet, déjà si ambitieux.
« Tout n'a pas été parfait mais finalement, face à des Montpelliérains qui jouaient tous les coups, on s'en est bien sortis », lâchait, à bout de souffle, rouge de chaleur, un Rougerie heureux. Le seul d'ailleurs, avec Benoît Baby, qui avait joué le premier match à Toulon ! C'est dire la profondeur du banc dans lequel Vern Cotter, le coach asémiste, peut piocher. « Nous, on n'est pas Clermont, soufflera Didier Nourault, le sourire en coin. Pour l'instant, on ne peut pas rivaliser avec cette armada. Mais sur le terrain, on n'était pas si loin ». Si près, si loin. Toute la différence est là...